Le peuple de l’Her

Voyages

Noirmoutier, l’île des vacances, l’île où tout commence.

Sur la plage, la mer s’est retirée, laissant sur le sable humide des souvenirs éparpillés.

Ici le parfum des pins, boisé et croquant, que je regarde bouger les jours de grand vent. Là-bas les pommiers en fleur du jardin, dont les notes sucrées ont un son enfantin.

Noirmoutier, l’île des vacances, l’île où tout commence.

Attirée par la marée, je me laisse emporter. Ma voile fend les embruns, se glissant à travers les bribes d’air marin. Le soleil doucement se dévoile, parant les flots d’une poussière d’étoiles.

Sillonnant à vélo les routes et les chemins, je vagabonde au milieu d’une multitude de parfums. Camomilles et chèvrefeuilles qui ornent mon parcours, brise de feu de bois lorsque tombe le jour.

Noirmoutier, l’île des vacances, l’île où tout commence.

Traversant le jardin pavé de giroflée, je m’avance peu à peu vers la fin de l’été. Le ciel s’empourpre, la lune scintille, le monde s’endort quand le jour vacille.

Amitié et amour s’éparpillent joyeusement, emportés par les  embruns qui reviennent sur l’estran.

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De l’autre côté, à droite, c’est le marais plat, quadrillé, fuyant jusqu’aux plages de l’ouest que bat la mer du large. Des silhouettes de moulins, comme de hauts bonshommes qui se font signe les bras au ciel, repèrent la plaine; des meules de sel frais éclatent d’une blancheur de neige dans la lumière.

Marc Elder, Le peuple de la mer

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